La décroissance : et si on arrêtait d’en rire ?

Edward février 26, 2016 0
La décroissance : et si on arrêtait d’en rire ?

La révolution à venir…

La décroissance moquée, méprisée, piétinée, balayée d’un revers de la main par ces personnes (les puissants) qui sont à l’origine des troubles dont elles ne sont pas les victimes : le changement climatique. Pourquoi demander l’avis d’un bourreau au sujet de la peine de mort ? Lui il la donne la mort, il ne la reçoit pas. De même, pourquoi demander leur avis à aux économistes, aux journalistes, aux « philosophes » corrompus au sujet de la décroissance ? Leur rire méprisant n’est là que pour nous rappeler combien les puissants sont encore aujourd’hui protégés dans leur tour d’ivoire. Il n’ont que faire des conditions de vie des plus pauvres qui souffrent à l’autre bout du monde, du moment qu’au pied de leur porte tout est tranquille.

En quoi l’idée de décroissance est-elle saugrenue ? Est-ce une aberration de dire que nous ne pouvons pas consommer ce que la Terre ne peut pas produire et qu’il faut donc ralentir nos modes de vie excessifs ?

Bien sûr que non, c’est un lieu commun, une évidence. Cependant les réalités des rapports de forces mondiaux nous font tous adhérer (par la menace économique ou militaire) à des idéologies dépassées et mortifères, celles du 19ème siècle, celles qui célèbrent la liberté d’asservir autrui. L’esclavage a été aboli, mais presque tous les pays vivent en état de servitude face à la mondialisation qui les empêchent de suivre des choix économiques audacieux et censés sous peine de représailles armées (guerres, occupations etc.) ou économiques (blocus, embargo etc.).

Par nos modes de vie, nous avons oublié d’être libres, on nous a fait croire qu’aucune alternative n’existe. Pire encore, nous nous pensons libres, mais nous sommes enchaînés par un système qui nous oppresse et fait régner la terreur à l’échelle du globe : c’est la plus grandes des servitudes : celle de l’esclave qui ignore sa réelle condition. C’est une oppression qui est passée sous silence. Sachons que par notre comportement individuel nous pouvons changer les choses. Aujourd’hui le véritable acte politique est l’acte d’achat. Ne pas consommer et produire soi-même ce que l’on consommait habituellement est un véritable acte de résistance face aux multinationales notamment. Ne soyons plus des moutons et efforçons d’être tous autosuffisants. C’est ainsi que les révolutions commencent. La révolution de la décroissance est la prochaine que nous devons mener, il en va de l’avenir de nos enfants !

Leave A Response »

You must be logged in to post a comment.