Le désert de la pensée caractérise notre époque

Edward avril 11, 2016 0
Le désert de la pensée caractérise notre époque

L’insécurité ambiante entretenue par des médias complaisants laisse planer sur nous l’ombre déjà connue des tyrans et des fous narcissiques. Le besoin de sécurité nous rend avides de personnages assurés qui n’ont pas honte d’exposer des idées rétrogrades que leur manque de nuance caractérisée a rendu inévitable. Les figures capitalistiques d’une Amérique à bout de souffle nous apparaissent au grand jour, fières de leur avidité, fière de leur intolérance. Le comble voulant que ces mêmes personnes s’en prennent à l’immigration, alors qu’elles-mêmes en sont le fruit : en rajoutant le génocide amérindien et l’esclavagisme transatlantique comme principes fondateurs. Que dire de ces personnes qui ne comprennent rien à l’histoire, à l’humanité, à la politique et que seul le pouvoir de l’argent leur a permis de prendre la parole pour représenter le peuple dont ils n’ont que mépris.

Comment penser une époque qui met au service du pouvoir, les médias dans une volonté constante d’empêcher aux masses de penser ?

La connexion au monde réel n’est possible que dans la mesure ou nous savons oublier ces œillères que l’on veut nous-mêmes porter, de ces balles que nous nous tirons nous-mêmes dans le pied, de ces coup de poignard que nous acceptons de recevoir par pur ignorance ou par la manipulation de nos passions.

Quand cesserons-nous d’être des masses émotives ou aveugles ?

Nous finissons par devenir fiers des fils de marionnettes par lesquels nous sommes suspendus, cela nous donne l’impression d’exister. La raison qui nous pousse à prendre ces choix ridicules est que nous avons permis d’externaliser notre pensée pour mieux vivre nos vies. La résignation à penser nos vies est le plus grand péché car cela fait de nous les esclaves d’un système dont nous ne voulons pas remettre en cause les fondements. La meilleure réponse en temps de crise est la réflexion sur les valeurs qui structurent notre monde et comment les incarner avec le plus de cohérence. Il est difficile de penser quand on a faim, mais il ne faut pas oublier qu’il est encore plus difficile de le faire lorsque nous sommes pendus par le cou d’une corde dont nous avons fait nous-mêmes le nœud.

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