Changeons de philosophie de société

Edward mai 15, 2016 0
Changeons de philosophie de société

Du paradigme de la force à celui du courage

L’usage de la force semble être de mise dans les rapports qu’entretiennent les puissants avec le monde. Nous ne sommes pas tant dirigés pas la morale sinon par la force qui produit la terreur parmi les rangs des plus conformistes. La force semble être la loi qui permet au monde de trouver un ordre que la morale ne peut plus dès lors régir. L’histoire a montré que la force ne fait pas tout, car cette dernière a parfois du mal à résister à une volonté courageuse mue par le sentiment de justice. Comment expliquer que le sens moral humain soit encore et toujours résigné à laisser la force opérer alors même que la morale l’en empêche ? Nous vivons dans un monde où la civilisation humaine n’a pas réussi à incarner un idéal dont pourtant les exemples ne manquent pas. Le progrès humain semble faire des bonds en avant compensés par des reculs, laissant planer l’ombre d’une stagnation. Il est admis par nombre d’entre nous que le chemin de la paix ne peut être que la paix, pourtant nous remarquons encore, amers et frustrés, que les voies employées pour régler les conflits sont souvent les mêmes : la force brute c’est-à-dire la violence et les armes. Nous entretenons un certain culte de la force au mépris de celui voué à la justice.

Les principes moraux sur lesquels les sociétés contemporaines revendiquent une identité, sont parfois des prétextes qui cachent des intentions liées à l’imposition par la force. Notre civilisation est loin d’être achevée, il reste encore des vestiges archaïques dont nous devons nous défaire si nous souhaitons réellement progresser. Les communications existantes entre les différentes entités civilisationnelles ne s’articulent pas uniquement selon le prisme du « choc ». Les confrontations culturelles et culturelles sont l’occasion pour nous de remettre en cause l’éclat revendiqué de nos civilisations respectives. Cette remise en question pourrait contribuer à une amélioration morale globale des blocs civilisationnels, si toutefois les membres composant ces groupes favorisent une certaine perméabilité des savoirs. A titre d’exemple, on remarque ainsi, que l’Occident a peut-être oublié ses fondements spirituels dans sa conduite de sa politique intérieure et extérieure. De même certaines parties du monde Arabe se sont enfermées dans une religiosité, qui les empêche d’intégrer les nouvelles facettes de la « modernité ».

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