La courte vie des animaux

Edward mai 18, 2016 0
La courte vie des animaux

La vie des animaux d’élevage est souvent courte, pourtant dans ce laps de temps séparant leur naissance de leur mort beaucoup de souffrances sont endurées à l’abri des regards.

Qu’il est bon de vivre, mais parfois la mort est plus désirable si l’on regarde ce que signifie vivre dans une ferme d’exploitation intensive. Ces animaux-là après tout, sont faits pour être mangés, alors on les traite ainsi, comme de la viande, ni plus ni moins. Ceux qui les exploitent ne leur reconnaissent aucun dignité, naître, souffrir, mourir, voilà à quoi se résume la vie d’un animal prisonnier d’une exploitation agricole.

La souffrance n’est pas seulement physique, elle est avant tout psychique : l’ennui est la règle. Etant donné, que les bêtes sont de la viande vivante, on ne se soucie pas de savoir quel est leur état d’esprit, tant que rien n’abîme leur chair, on pourra leur faire vivre toute sorte de supplices.

Privés souvent de lumière naturelle, ces animaux d’exploitation « vivent » dans un monde parallèle au nôtre. Elles n’y ont aucun repère, elle deviennent tristes comme les pierres, elles sont effrayées, terrorisés. Prisonnières, elles ne comprennent pas que leur seul crime est celui d’être comestible, ce qui ne leur donne aucun droit. Ce carnage institutionnalisé se fait bien discrètement. Personne n’est vraiment allé voir de ses propres yeux ce qui se passait dans ces grands hangars ou bien dans les abattoirs de malheur. Les hectolitres de sang, les millions de larmes animales versées, les cris silencieux des bêtes en peine, voilà tout ce nous manquons. Néanmoins, nous avons la possibilité d’emporter avec nous les restes de cette barbarie grâce à la grande distribution qui nous propose des pièces de premier choix comme souvenir en fin de compte d’un événement dont nous ne sommes pas les témoins mais les commanditaires. La seule chose que nous retiendrons toutefois, c’est le goût de la victime dans notre palais, nous faisant oublier de loin les malheurs encourus. Finalement, par « gourmandise », nous faillons à notre bienveillance universelle et à une certaine idée de l’humanité dont l’empathie ne devrait pas se borner à sa propre espèce.

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