Le capitalisme est-il un frein à notre progrès civilisationnel ?

Edward mai 2, 2016 0
Le capitalisme est-il un frein à notre progrès civilisationnel ?

Nous constatons tous, de manière plus ou moins intuitive, que nous arrivons à la fin d’un cycle. Ce même cycle qui nous empêche de progresser en tant qu’humain. La « modernité» dont l’un des principaux avatars est le capitalisme, ne semble plus répondre aux exigences d’un monde devenu trop « complexe » à ses yeux. La modernité prend ses sources dans l’idée de subvenir aux besoins en terme de confort d’une population – souvent au détriment d’une autre – et ce par le biais de mécanismes économiques qui lui sont propres. Ainsi, d’une certaine manière, par le « libre-échange », la « modernité » a donné le droit à des pays en position de force, de « négocier » des accords avec d’autres nations sur des bases inéquitables. Le résultat de tels procédés est l’enrichissement légal sur le plan du droit international mais fallacieux sur le plan de l’éthique. Il est regrettable que la « modernité » ait permis de tels abus.

On remarque donc que le capitalisme est de fait une institutionnalisation de l’emploi de la force, mais à un degré plus subtil afin que ce racket légal puisse être perpétré au vu et au su de tous. La force ne serait être le moteur de l’histoire de la conscience humaine. Les guerres et les oppressions sous toutes leurs formes ne permettent qu’un recul de l’homme et de sa condition.

Ainsi, devant cette évidente mascarade à laquelle nous faisons face tous les jours car, que nous en ayons conscience ou non, nous sommes imbriqués dans ce « système » oppresseur par notre rapport au travail et à la consommation. Le capital se forge par un « vol » sur le travail dont les bénéfices sont matérialisés par l’acte de consommation – la financiarisation de l’économie étant le stade ultime du vol –. Avoir toujours en tête qu’en étant un individu nous avons une force de pression qui peut s’appuyer sur ces deux axes : savoir pour qui on travail (dans quelles conditions, selon quels modèles économiques etc.) et ce que l’on achète – pour ainsi élever notre conscience éthique en tant que consommateur : acheter c’est voter –.

Nous faisons face à des mécanismes machiavéliques qui nous dépassent et qui sont pourtant les causes des instabilités à l’échelle du globe. L’une des manières de dépasser cette ère obscure est de revenir à des valeurs simples que notre monde ne semble plus appliquer : l’équité et la simplicité. Se soucier d’être juste vis-à-vis d’autrui et de soi-même est la base même d’une société en paix. L’iniquité ou l’injustice portent en elles les germes de tous les maux que nous connaissons : guerre, violence etc. Parce que le capitalisme est une violence sourde, il condamne l’humanité à vivre dans un état de violence perpétuelle.

La solution à de tels problèmes est de revoir les fondements sur lesquels se basent notre économie et l’échange entre les peuples.

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