La violence : une constante des sociétés archaïques

Edward juillet 12, 2016 0
La violence : une constante des sociétés archaïques
Bombardés d’images violentes, nous finissons par penser que la réalité est violente, que la réalité est violence.

Pourquoi sommes-nous tant imprégnés de cette culture de masse profondément violente ?

Il y a plusieurs raisons à cela. La « culture » aujourd’hui encore dominante est étatsunienne.  Cette dernière est violente de par les composantes mêmes de sa société. La société américaine est née d’un triple « péché »: un génocide (celui des Amérindiens), de l’esclavage et d’un écocide – qui détruit la nature – (toujours en cours). Cette réalité qui est en fait la négation de trois éléments essentiels à l’harmonie planétaire : le respect de la diversité des peuples (ethnique et culturelle), le respect de la dignité humaine et le respect du vivant en général (faune et flore). Cette triple transgression et la propagande idéologique à laquelle nous assistons nous a conduits sans doute aux pires désastres dont nous sommes les victimes et complices à l’échelle globale. Cette idée répandue de la prédominance des valeurs marchandes au détriment de la dignité humaine, animale, végétale voire géologique (si tant est que la Terre puisse disposer d’une dignité à proprement parler).

Nous sommes tant imbibés de ce poisson qu’est la violence, qui prend tantôt la forme de la peur ou tantôt celle de la haine, que nous devenons indifférents voire coupables des plus viles atrocités.

Nous cédons sciemment ou non aux penchants les plus sombres de notre être tant l’appel à l’ignominie est grand.

Ce qu’a réussi finalement la propagande en tous genres, c’est de créer le trouble en nous, ce même trouble qui peut être l’expression aussi anodin soit-il d’un manque, d’une absence de paix intérieure. A partir du moment où nous cherchons à l’extérieur la paix que nous n’arrivons pas à l’intérieur de nous-même, nous devons dès lors un perturbateur possible pour notre environnement.

L’essence même de la propagande de masse est finalement destinée à nous faire agir sans nous faire réfléchir, ce qui semble être une aberration apparente. Pourtant la machine idéologique (incarné par l’industrie du divertissement, les médias et même les relais institutionnels, eux-mêmes vendus à l’idéologie dominante) nous pousse encore et toujours à :

  • consommer des choses inutiles dont la fabrication à dérégler un écosystème, exploité des gens etc.
  • travailler pour ceux qui nous oppriment directement ou non
  • valider des politiques bellicistes, esclavagistes (selon ses formes modernes) ou écocidaires par notre vote « démocratique »

etc.

Il est facile de manipuler les peuples, il suffit juste d’insinuer en eux les germes de peurs ou de haine, après avec cette peur, il est aisé de nous réduire à notre dimension la plus « bestiale » dont la violence est la principale substance.

La culture américaine dominante n’est bien évidemment pas la seule coupable, d’autres courants de pensés ou religieux légitimisent voire encouragent la violence sous toutes ses formes.

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